Les axiomes énoncent les « conditions permettant de penser des choses en général » (Macherey, 54), toutes les choses qui sont (Axiome I : Omnia, quae sunt) : les relations qui vont permettre de faire « travailler » les définitions entre elles, pour produire les « propositions » qui suivront. Axiomes I et II : Rien n’est ni n’est pensable que des « substances » [...]
Toutes les définitions, malgré leur caractère disparate, portent sur la « nature naturée », sans référence particulière à l’essence humaine, mais délimitent le domaine d’étude de la partie. En revanche les axiomes sont consacrés entièrement à l’homme, à « nous ». DEFINITIONS Déf. 1 : Par corps, j’entends un mode qui exprime, de manière précise et déterminée, l’essence de Dieu [...]
Lectures de la partie II de l'Ethique
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âme, âme humaine, axiome, chose singulière, concept, corps, définition, durée, essence, homme, idée, idée adéquate, idée vraie, modes finis, perfection, réalité, vérité
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Mercredi 10 novembre 2010
Plan des 13 premières propositions du De Mente : – 1 et 2 : pensée et étendue comme attributs divins (attributs) – 3 et 4 : réalité de l’idée de Dieu ou intellect infini (modes infinis immédiat et médiat, effets de la puissance divine comme pensée) – 5, 6 et 7 : résultats de l’activité [...]
Une fois déterminée la nature de l’âme humaine – idée d’un corps humain, prop. 13 -, puis les quelques éléments nécessaires concernant la nature de son objet – « abrégé de physique » situé entre les prop. 13 et 14 -, sont déduits de ces points les principes élémentaires de l’activité (ou puissance) de l’âme humaine. La [...]
« De la nature du vrai et du faux » (Guéroult, 301-323) Ces cinq propositions servent en quelque sorte de préambule à la déduction de la connaissance rationnelle (2e et 3e genre), qui commencera à proprement parler avec la prop. 37. L’enjeu de ces propositions est avant tout de redéfinir la relation entre « vérité » et « erreur », de [...]
Les premières propositions du De Servitute – 1 à 18 – développent la condition naturelle de servitude des hommes, en tant que ceux-ci sont généralement dominés par leurs passions – par la « force des affects » -, parce qu’il sont soumis aux rencontres et aux causes extérieures, en tant qu’ils sont des « parties » de la nature. [...]