<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires pour spinoza.fr</title>
	<atom:link href="http://spinoza.fr/comments/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://spinoza.fr</link>
	<description>une lecture continue de l&#039;Ethique de Spinoza</description>
	<lastBuildDate>Tue, 30 Aug 2011 13:03:41 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des axiomes du De Deo par admin</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-axiomes-du-de-deo/comment-page-1/#comment-252</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 13:03:41 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=98#comment-252</guid>
		<description>Réponse à AC :
dans mon commentaire précédent, je répondais d&#039;abord à GD qui évoquait l&#039;hypothèse (impossible) d&#039;être à la fois &quot;en soi&quot; et &quot;en autre chose&quot;.
A mon tour de ne pas vous comprendre :
- que signifierait &quot;opposer attribut et manière/mode&quot; et en quoi cela serait-il plus pertinent que d&#039;opposer substance et manière/mode ? Spinoza ne cesse de répéter que par &quot;substance&quot; et par &quot;attribut&quot; il entend &quot;la même chose&quot;. cf. notamment la Lettre IX à de Vries.
- je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire par &quot;l’attribut et la manière appartiennent tous deux à la substance, l’un par nature, l’autre de manière factice&quot;...
JG</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à AC :<br />
dans mon commentaire précédent, je répondais d&#8217;abord à GD qui évoquait l&#8217;hypothèse (impossible) d&#8217;être à la fois &laquo;&nbsp;en soi&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;en autre chose&nbsp;&raquo;.<br />
A mon tour de ne pas vous comprendre :<br />
- que signifierait &laquo;&nbsp;opposer attribut et manière/mode&nbsp;&raquo; et en quoi cela serait-il plus pertinent que d&#8217;opposer substance et manière/mode ? Spinoza ne cesse de répéter que par &laquo;&nbsp;substance&nbsp;&raquo; et par &laquo;&nbsp;attribut&nbsp;&raquo; il entend &laquo;&nbsp;la même chose&nbsp;&raquo;. cf. notamment la Lettre IX à de Vries.<br />
- je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire par &laquo;&nbsp;l’attribut et la manière appartiennent tous deux à la substance, l’un par nature, l’autre de manière factice&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
JG</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des axiomes du De Deo par AC</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-axiomes-du-de-deo/comment-page-1/#comment-247</link>
		<dc:creator>AC</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 09:31:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=98#comment-247</guid>
		<description>Autrement dit, étant donné ce qui précède, ce qui est est soit « substance » (Déf. 3 : ce qui est en soi), soit « mode » (Déf. 5 : ce qui est en autre chose).

Je ne comprends pas ce commentaire : pourquoi opposer substance et manière, plutôt que attribut et manière ? En effet, l&#039;attribut et la manière appartiennent tous deux à la substance, l&#039;un par nature, l&#039;autre de manière factice. Mais dans les deux cas, l&#039;on rete dans ce qui permet à l&#039;intellect de saisir la substance. Me trompé-je ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Autrement dit, étant donné ce qui précède, ce qui est est soit « substance » (Déf. 3 : ce qui est en soi), soit « mode » (Déf. 5 : ce qui est en autre chose).</p>
<p>Je ne comprends pas ce commentaire : pourquoi opposer substance et manière, plutôt que attribut et manière ? En effet, l&#8217;attribut et la manière appartiennent tous deux à la substance, l&#8217;un par nature, l&#8217;autre de manière factice. Mais dans les deux cas, l&#8217;on rete dans ce qui permet à l&#8217;intellect de saisir la substance. Me trompé-je ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur dans quelle mesure Dieu seul est-il cause ? par Geslot</title>
		<link>http://spinoza.fr/dans-quelle-mesure-dieu-seul-est-cause/comment-page-1/#comment-142</link>
		<dc:creator>Geslot</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 15:08:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=210#comment-142</guid>
		<description>Encore quelques questions que j&#039;aimerai poser à M.Morazzani:
 Au final, pense t-il que Spinoza a une conception que l&#039;on pourrait dire &quot;théologique&quot; de la causalité?
 Est-il vraiment pertinent de qualifier &quot;l&#039;empirisme intelligent&quot; de Hume comme étant un empirisme de l&#039;imagination. Certes, Hume pense que l&#039;esprit humain c&#039;est fondamentalement l&#039;imagination mais l&#039;imagination, dés qu&#039;on l&#039;oppose à la raison ou à l&#039;entendement, prend alors la connotation péjorative d&#039;&quot;irrationalité&quot; or, va t-il de soi que ,pour Spinoza, l&#039;imagination, dés lors qu&#039;elle n&#039;est plus en proie au finalisme anthropocentrique, (comme c&#039;est bien le cas dans la philosophie de Hume)soit encore &quot;réellement distincte&quot; de ce que Spinoza appelle &quot;la raison&quot;? 
Et enfin, Si le but de Spinoza n&#039;est que de conforter &quot;la conviction en une matrice originelle de principes constitutifs de la nature empirique&quot;, ces principes, dés lors qu&#039;ils sont soutenus sur une conviction dogmatique aussi &quot;infaillible&quot;, ne risquent-ils pas d&#039;engendrer la &quot;croyance&quot; en la réalité d&#039;une nature tout aussi &quot;idéalisée&quot; que la nature &quot;imaginaire&quot; des théologiens &quot;superstitieux&quot;?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Encore quelques questions que j&#8217;aimerai poser à M.Morazzani:<br />
 Au final, pense t-il que Spinoza a une conception que l&#8217;on pourrait dire &laquo;&nbsp;théologique&nbsp;&raquo; de la causalité?<br />
 Est-il vraiment pertinent de qualifier &laquo;&nbsp;l&#8217;empirisme intelligent&nbsp;&raquo; de Hume comme étant un empirisme de l&#8217;imagination. Certes, Hume pense que l&#8217;esprit humain c&#8217;est fondamentalement l&#8217;imagination mais l&#8217;imagination, dés qu&#8217;on l&#8217;oppose à la raison ou à l&#8217;entendement, prend alors la connotation péjorative d&#8217;&nbsp;&raquo;irrationalité&nbsp;&raquo; or, va t-il de soi que ,pour Spinoza, l&#8217;imagination, dés lors qu&#8217;elle n&#8217;est plus en proie au finalisme anthropocentrique, (comme c&#8217;est bien le cas dans la philosophie de Hume)soit encore &laquo;&nbsp;réellement distincte&nbsp;&raquo; de ce que Spinoza appelle &laquo;&nbsp;la raison&nbsp;&raquo;?<br />
Et enfin, Si le but de Spinoza n&#8217;est que de conforter &laquo;&nbsp;la conviction en une matrice originelle de principes constitutifs de la nature empirique&nbsp;&raquo;, ces principes, dés lors qu&#8217;ils sont soutenus sur une conviction dogmatique aussi &laquo;&nbsp;infaillible&nbsp;&raquo;, ne risquent-ils pas d&#8217;engendrer la &laquo;&nbsp;croyance&nbsp;&raquo; en la réalité d&#8217;une nature tout aussi &laquo;&nbsp;idéalisée&nbsp;&raquo; que la nature &laquo;&nbsp;imaginaire&nbsp;&raquo; des théologiens &laquo;&nbsp;superstitieux&nbsp;&raquo;?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des axiomes du De Deo par admin</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-axiomes-du-de-deo/comment-page-1/#comment-141</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 06:55:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=98#comment-141</guid>
		<description>Réponse à GD :
parce que &quot;être en soi&quot; et &quot;être en autre chose&quot; sont exclusifs l&#039;un de l&#039;autre; &quot;être en soi&quot;, c&#039;est ne dépendre que de soi, donc ne pas être &quot;en autre chose&quot;, et réciproquement &quot;être en autre chose&quot;, c&#039;est ne pas se suffire, donc ne pas &quot;être en soi&quot;. Ainsi, il est exclu d&#039;être à la fois en soi et en autre chose.
JG</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à GD :<br />
parce que &laquo;&nbsp;être en soi&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;être en autre chose&nbsp;&raquo; sont exclusifs l&#8217;un de l&#8217;autre; &laquo;&nbsp;être en soi&nbsp;&raquo;, c&#8217;est ne dépendre que de soi, donc ne pas être &laquo;&nbsp;en autre chose&nbsp;&raquo;, et réciproquement &laquo;&nbsp;être en autre chose&nbsp;&raquo;, c&#8217;est ne pas se suffire, donc ne pas &laquo;&nbsp;être en soi&nbsp;&raquo;. Ainsi, il est exclu d&#8217;être à la fois en soi et en autre chose.<br />
JG</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des axiomes du De Deo par GD</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-axiomes-du-de-deo/comment-page-1/#comment-140</link>
		<dc:creator>GD</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 13:48:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=98#comment-140</guid>
		<description>Pourquoi tout ce qui est ne pourrait il pas être ou bien en soi, ou bien en autre chose, ou bien les deux ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi tout ce qui est ne pourrait il pas être ou bien en soi, ou bien en autre chose, ou bien les deux ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur dans quelle mesure Dieu seul est-il cause ? par Geslot</title>
		<link>http://spinoza.fr/dans-quelle-mesure-dieu-seul-est-cause/comment-page-1/#comment-73</link>
		<dc:creator>Geslot</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 15:05:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=210#comment-73</guid>
		<description>Cet article est &quot;intéressant&quot; et, d&#039;après mes modestes connaissances, totalement &quot;spinoziste&quot; mais il est qu&#039;en même surprenant que son auteur l&#039;écrive en considérant que la philosophie de Hume soit déjà pensable par Spinoza comme une philosophie déjà entièrement &quot;&quot;anticipée&quot;&quot; et d&#039;une certaine manière, comme une position &quot;éternelle&quot; de la raison. Personnellement, je n&#039;ai rien à y objecter mais je me pose la question suivante: la meilleure façon d&#039;éclairer la pensée de Spinoza est-elle de se placer &quot;sous les espèces de l&#039;éternité&quot; et donc finalement de ne vouloir &quot;comprendre&quot; Spinoza que de la seule manière dont il s&#039;est lui-même compris?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article est &laquo;&nbsp;intéressant&nbsp;&raquo; et, d&#8217;après mes modestes connaissances, totalement &laquo;&nbsp;spinoziste&nbsp;&raquo; mais il est qu&#8217;en même surprenant que son auteur l&#8217;écrive en considérant que la philosophie de Hume soit déjà pensable par Spinoza comme une philosophie déjà entièrement &laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;anticipée&nbsp;&raquo;" et d&#8217;une certaine manière, comme une position &laquo;&nbsp;éternelle&nbsp;&raquo; de la raison. Personnellement, je n&#8217;ai rien à y objecter mais je me pose la question suivante: la meilleure façon d&#8217;éclairer la pensée de Spinoza est-elle de se placer &laquo;&nbsp;sous les espèces de l&#8217;éternité&nbsp;&raquo; et donc finalement de ne vouloir &laquo;&nbsp;comprendre&nbsp;&raquo; Spinoza que de la seule manière dont il s&#8217;est lui-même compris?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des propositions XII à XV du De Deo par LM</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-propositions-xii-a-xv-du-de-deo/comment-page-1/#comment-72</link>
		<dc:creator>LM</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 16:21:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=182#comment-72</guid>
		<description>&quot;une au sens de totale ou globale, omni-englobante (rien d’extérieur à elle, intériorité absolue sans extériorité)&quot;

La substance absolue est-elle pure intériorité ?
Rappelons-nous la démarche suivie par Spinoza pour parvenir à cette unicité de Dieu (et non de LA substance).
Tout d&#039;abord, la position d&#039;une pluralité de substances a permis de mettre l&#039;existence de deux types de diversité: une diversité numérique, référable à l&#039;imagination et au fini, qui porte la trace d&#039;une relativité illégitime qu&#039;il faut écarter de l&#039;en soi; une diversité réelle, interne à chaque substance, légitime, puisque le point de vue qui nous la révèle est celui d&#039;un entendement percevant des attributs. Une certaine relativité disons &quot;subjective&quot; conduit à mélanger ce que l&#039;imagination produit et ce qui est en soi; mais il faut bien qu&#039;un accès à la substance d&#039;un certain &quot;point de vue&quot; sans quoi aucune connaissance n&#039;en serait possible. Ce point de vue de l&#039;entendement rend possible une relation qui ne relativise pas la substance à condition toutefois de supprimer ce qui dans cette relation connote encore la détermination; restent alors des attributs qui constituent une substance, laquelle n&#039;est d&#039;aucun genre. La position pluraliste conduit à une illusion dialectique qui présente une double face: fausse d&#039;un côté, vraie de l&#039;autre, le vrai (la diversité réelle interne aux substances) étant l&#039;envers du faux (une diversité réelle extérieure).
MAis, avec l&#039;éclipse de la diversité extérieure, conséquence du principe d&#039;indétermination, peut on encore parler d&#039;une diversité &quot;intérieure&quot; à la substance ? On pouvait à la limite distinguer les points de vue à l&#039;intérieur de l&#039;hypothèse pluraliste: plusieurs substances (extérieures les unes aux autres) ont plusieurs attributs (en elles-mêmes). MAis en réalité cette distinction de l&#039;intérieur et de l&#039;extérieur était elle-même suscitée par l&#039;imagination qui cherchait confusément à comprendre l&#039;objectivité de son ovjet (le fini) en termes eux mêmes imaginaires. Si la diversité &quot;extérieure&quot; est simplement imaginaire, on ne voit plus trop à quoi elle serait &quot;extérieure&quot;; on peut bien DANS LE FINI distinguer un intérieur et un extérieur (l&#039;essence et les apports extérieurs), mais dans la substance rapport disparaît complètement. 
Certes, la substance est &quot;en soi&quot;, mais cette &quot;intériorité&quot; est immédiatement développée par Spinoza en un processus de production, et les produits de cette production sont bien &quot;autres&quot; que l&#039;agir lui même. IL ne faut pas confondre l&#039;acte et le produit de l&#039;acte (les modes).

Je dirais donc pour ma part que pour Spinoza la substance n&#039;a aucune intériorité, qu&#039;elle est tout entière expressive, productrice d&#039;objectivité, et cependant Autre que ce qu&#039;elle produit (le fini, le déterminé qui pour nous est &quot;donné&quot;). Les modes sont bien extérieurs les uns aux autres, ce qui autorise à traiter leur diversité numériquement, et Autres que la substance (sans quoi on ne voit pas comment la substance serait indivisible et unique).
Spinoza tient que l&#039;indétermination de l&#039;unité absolue (Dieu) ne fait qu&#039;un avec le tout des réalités (des perfections). Une telle unité est totalement inexponible (nous n&#039;en ferons jamais l&#039;expérience, elle ne se montre pas) et nous ne pouvons l&#039;appréhender que sous la diversité réelle des attributs, et non sous la diversité abstraite du nombre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;une au sens de totale ou globale, omni-englobante (rien d’extérieur à elle, intériorité absolue sans extériorité)&nbsp;&raquo;</p>
<p>La substance absolue est-elle pure intériorité ?<br />
Rappelons-nous la démarche suivie par Spinoza pour parvenir à cette unicité de Dieu (et non de LA substance).<br />
Tout d&#8217;abord, la position d&#8217;une pluralité de substances a permis de mettre l&#8217;existence de deux types de diversité: une diversité numérique, référable à l&#8217;imagination et au fini, qui porte la trace d&#8217;une relativité illégitime qu&#8217;il faut écarter de l&#8217;en soi; une diversité réelle, interne à chaque substance, légitime, puisque le point de vue qui nous la révèle est celui d&#8217;un entendement percevant des attributs. Une certaine relativité disons &laquo;&nbsp;subjective&nbsp;&raquo; conduit à mélanger ce que l&#8217;imagination produit et ce qui est en soi; mais il faut bien qu&#8217;un accès à la substance d&#8217;un certain &laquo;&nbsp;point de vue&nbsp;&raquo; sans quoi aucune connaissance n&#8217;en serait possible. Ce point de vue de l&#8217;entendement rend possible une relation qui ne relativise pas la substance à condition toutefois de supprimer ce qui dans cette relation connote encore la détermination; restent alors des attributs qui constituent une substance, laquelle n&#8217;est d&#8217;aucun genre. La position pluraliste conduit à une illusion dialectique qui présente une double face: fausse d&#8217;un côté, vraie de l&#8217;autre, le vrai (la diversité réelle interne aux substances) étant l&#8217;envers du faux (une diversité réelle extérieure).<br />
MAis, avec l&#8217;éclipse de la diversité extérieure, conséquence du principe d&#8217;indétermination, peut on encore parler d&#8217;une diversité &laquo;&nbsp;intérieure&nbsp;&raquo; à la substance ? On pouvait à la limite distinguer les points de vue à l&#8217;intérieur de l&#8217;hypothèse pluraliste: plusieurs substances (extérieures les unes aux autres) ont plusieurs attributs (en elles-mêmes). MAis en réalité cette distinction de l&#8217;intérieur et de l&#8217;extérieur était elle-même suscitée par l&#8217;imagination qui cherchait confusément à comprendre l&#8217;objectivité de son ovjet (le fini) en termes eux mêmes imaginaires. Si la diversité &laquo;&nbsp;extérieure&nbsp;&raquo; est simplement imaginaire, on ne voit plus trop à quoi elle serait &laquo;&nbsp;extérieure&nbsp;&raquo;; on peut bien DANS LE FINI distinguer un intérieur et un extérieur (l&#8217;essence et les apports extérieurs), mais dans la substance rapport disparaît complètement.<br />
Certes, la substance est &laquo;&nbsp;en soi&nbsp;&raquo;, mais cette &laquo;&nbsp;intériorité&nbsp;&raquo; est immédiatement développée par Spinoza en un processus de production, et les produits de cette production sont bien &laquo;&nbsp;autres&nbsp;&raquo; que l&#8217;agir lui même. IL ne faut pas confondre l&#8217;acte et le produit de l&#8217;acte (les modes).</p>
<p>Je dirais donc pour ma part que pour Spinoza la substance n&#8217;a aucune intériorité, qu&#8217;elle est tout entière expressive, productrice d&#8217;objectivité, et cependant Autre que ce qu&#8217;elle produit (le fini, le déterminé qui pour nous est &laquo;&nbsp;donné&nbsp;&raquo;). Les modes sont bien extérieurs les uns aux autres, ce qui autorise à traiter leur diversité numériquement, et Autres que la substance (sans quoi on ne voit pas comment la substance serait indivisible et unique).<br />
Spinoza tient que l&#8217;indétermination de l&#8217;unité absolue (Dieu) ne fait qu&#8217;un avec le tout des réalités (des perfections). Une telle unité est totalement inexponible (nous n&#8217;en ferons jamais l&#8217;expérience, elle ne se montre pas) et nous ne pouvons l&#8217;appréhender que sous la diversité réelle des attributs, et non sous la diversité abstraite du nombre.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des propositions XII à XV du De Deo par lm</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-propositions-xii-a-xv-du-de-deo/comment-page-1/#comment-71</link>
		<dc:creator>lm</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 22:58:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=182#comment-71</guid>
		<description>La démarche de Spinoza est formellement simple, mais le fond est moins évident. Que veut dire Spinoza ?

Je risque ceci: soit que nous considérions l&#039;objectivité comme donnée (avec les &quot;choses&quot; de l&#039;expérience) soit que nous la considérions comme l&#039;oeuvre d&#039;une subjectivité constituante, on finit toujours par confondre objectivité et extériorité. Or, selon Spinoza, ces modalités de l&#039;objectivité sont toutes relatives et finies. Il n&#039;est pas nécessaire de concevoir le fini comme EXTERIEURES pour justifier leur objectivité, car en réalité, ce qui constitue l&#039;objectivité c&#039;est la dérivabilité, cad le lien logico-physique où l&#039;inscription architectonique tient lieu d&#039;extériorité spatiale.
Grosso modo: le système tient lieu d&#039;espace. Je veux dire que ni la substance ni les attributs ne sont des objets d&#039;expérience; la substance, le tout de la réalité ne s&#039;expose, se présente (ni ne se représente) quoiqu&#039;elle soit toujours déjà impliquée dans nos pensées et nos mouvements. La substance est l&#039;unité originaire dont les attributs sont les modes d&#039;action et les modes, les produits, mais nous n&#039;avons à faire qu&#039;au résultat. Au fond, nous confondons objectivité et donné, nous n&#039;arrivons pas à comprendre que l&#039;Agir divin puisse constituer l&#039;objectivité de choses qui ne lui sont pas extérieures, parce que nous nous représentons l&#039;objectivité comme une conséquence de l&#039;extériorité (spatiale ou autre). En fait il suffit que ce qui nous apparaît comme donné soit en réalité absolument posé, déduit, dérivé pour que l&#039;objectivité soit acquise.
Spinoza remplace un point de vue disons phénoménologique par une ontologie de l&#039;objectitivité. 
Dieu, dans sa productivité, ne rencontre jamais quelque chose qui lui fait face, qui lui soit extérieur, précisément parce que sa productivité est infinie. Nous ne sommes pas très loin de l&#039;idée de création dépouillée de tout caractère imaginatif.
la représentation courante de la création exige que le monde soit en dehors de Dieu pour qu&#039;il ait une certaine consistance et ne se confonde pas avec Dieu.
A quoi Spinoza répond: il suffit de penser les modes comme AUTRES pour que Dieu ne soit pas confondu avec le monde, et il suffit que l&#039;acte créateur maintienne un lien direct entre la substance et ce qu&#039;elle pose pour que l&#039;objectivité de l&#039;une se communique aux autres.
En ce sens s&#039;éclaire le sens du mot &quot;DANS&quot;. Les choses ne sont pas immédiatement en Dieu, cad telles qu&#039;elles nous apparaissent dans une extériorité qui en fait est le résultat d&#039;une objectivation préalable. Il faut concevoir que le donné est en réalité intégralement posé (pensé et intuitionné) par Dieu et que c&#039;est en ce sens que les choses sont des modes et qu&#039;elles sont en Dieu, cad en son Agir.
Une fois que l&#039;on s&#039;est élevés au dessus du rapport sujet-objet et de la conviction substantialiste d&#039;une permanence du fini, on comprend que Dieu n&#039;ait pas besoin d&#039;une quelconque extériorité pour &quot;créer&quot; cad poser l&#039;être, l&#039;essence, l&#039;existence des choses en lui, parce que cette objectivité, les choses la tienne précisément de son Agir, de sa productivité. Exister objectivement ce n&#039;est pas faire face à Dieu, ni être divisible en parties identifiables dans la perception c&#039;est être dans la causalité infinie, être affirmatif (tout ce qui n&#039;est pas affirmatif est imaginaire, faux, néant, tristesse et mort donc même pas hors de Dieu parce que le rien n&#039;a pas de consistance pour être quoi que ce soit, où que ce soit)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La démarche de Spinoza est formellement simple, mais le fond est moins évident. Que veut dire Spinoza ?</p>
<p>Je risque ceci: soit que nous considérions l&#8217;objectivité comme donnée (avec les &laquo;&nbsp;choses&nbsp;&raquo; de l&#8217;expérience) soit que nous la considérions comme l&#8217;oeuvre d&#8217;une subjectivité constituante, on finit toujours par confondre objectivité et extériorité. Or, selon Spinoza, ces modalités de l&#8217;objectivité sont toutes relatives et finies. Il n&#8217;est pas nécessaire de concevoir le fini comme EXTERIEURES pour justifier leur objectivité, car en réalité, ce qui constitue l&#8217;objectivité c&#8217;est la dérivabilité, cad le lien logico-physique où l&#8217;inscription architectonique tient lieu d&#8217;extériorité spatiale.<br />
Grosso modo: le système tient lieu d&#8217;espace. Je veux dire que ni la substance ni les attributs ne sont des objets d&#8217;expérience; la substance, le tout de la réalité ne s&#8217;expose, se présente (ni ne se représente) quoiqu&#8217;elle soit toujours déjà impliquée dans nos pensées et nos mouvements. La substance est l&#8217;unité originaire dont les attributs sont les modes d&#8217;action et les modes, les produits, mais nous n&#8217;avons à faire qu&#8217;au résultat. Au fond, nous confondons objectivité et donné, nous n&#8217;arrivons pas à comprendre que l&#8217;Agir divin puisse constituer l&#8217;objectivité de choses qui ne lui sont pas extérieures, parce que nous nous représentons l&#8217;objectivité comme une conséquence de l&#8217;extériorité (spatiale ou autre). En fait il suffit que ce qui nous apparaît comme donné soit en réalité absolument posé, déduit, dérivé pour que l&#8217;objectivité soit acquise.<br />
Spinoza remplace un point de vue disons phénoménologique par une ontologie de l&#8217;objectitivité.<br />
Dieu, dans sa productivité, ne rencontre jamais quelque chose qui lui fait face, qui lui soit extérieur, précisément parce que sa productivité est infinie. Nous ne sommes pas très loin de l&#8217;idée de création dépouillée de tout caractère imaginatif.<br />
la représentation courante de la création exige que le monde soit en dehors de Dieu pour qu&#8217;il ait une certaine consistance et ne se confonde pas avec Dieu.<br />
A quoi Spinoza répond: il suffit de penser les modes comme AUTRES pour que Dieu ne soit pas confondu avec le monde, et il suffit que l&#8217;acte créateur maintienne un lien direct entre la substance et ce qu&#8217;elle pose pour que l&#8217;objectivité de l&#8217;une se communique aux autres.<br />
En ce sens s&#8217;éclaire le sens du mot &laquo;&nbsp;DANS&nbsp;&raquo;. Les choses ne sont pas immédiatement en Dieu, cad telles qu&#8217;elles nous apparaissent dans une extériorité qui en fait est le résultat d&#8217;une objectivation préalable. Il faut concevoir que le donné est en réalité intégralement posé (pensé et intuitionné) par Dieu et que c&#8217;est en ce sens que les choses sont des modes et qu&#8217;elles sont en Dieu, cad en son Agir.<br />
Une fois que l&#8217;on s&#8217;est élevés au dessus du rapport sujet-objet et de la conviction substantialiste d&#8217;une permanence du fini, on comprend que Dieu n&#8217;ait pas besoin d&#8217;une quelconque extériorité pour &laquo;&nbsp;créer&nbsp;&raquo; cad poser l&#8217;être, l&#8217;essence, l&#8217;existence des choses en lui, parce que cette objectivité, les choses la tienne précisément de son Agir, de sa productivité. Exister objectivement ce n&#8217;est pas faire face à Dieu, ni être divisible en parties identifiables dans la perception c&#8217;est être dans la causalité infinie, être affirmatif (tout ce qui n&#8217;est pas affirmatif est imaginaire, faux, néant, tristesse et mort donc même pas hors de Dieu parce que le rien n&#8217;a pas de consistance pour être quoi que ce soit, où que ce soit)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des propositions XII à XV du De Deo par lm</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-propositions-xii-a-xv-du-de-deo/comment-page-1/#comment-70</link>
		<dc:creator>lm</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 22:40:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=182#comment-70</guid>
		<description>&quot;L’extériorité des modes étant déjà acquise, la prop. 14 permet d’écarter l’extériorité d’une autre substance (puisqu’il n’y en a pas d’autre) : donc, rien n’est extérieur à Dieu, Dieu est pure intériorité sans extériorité, tout est « en » Dieu ou « de » ou « par » ou « avec » Dieu&quot;

Il me semble qu&#039;il y a une ambiguïté ici. Car si l&#039;extériorité des modes est acquise, comment peut-on ensuite déclarer qu&#039;elle n&#039;existe pas ? En fait Spinoza dit bien que les modes sont AUTRES que la substance, mais non qu&#039;ils lui sont EXTERIEURS. La définition des modes n&#039;indique aucune extériorité. Le mode d&#039;existence des modes est radicalement différent de celui de la substance, ce en quoi Spinoza maintient une transcendance du suprasensible; mais il remplace la notion confuse d&#039;extériorité par celle d&#039;altérité. Rien n&#039;est extérieur à Dieu même si les modes sont autres que lui, ne sont pas Dieu. Ni un mode, ni l&#039;ensemble des modes ne forment la substance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;L’extériorité des modes étant déjà acquise, la prop. 14 permet d’écarter l’extériorité d’une autre substance (puisqu’il n’y en a pas d’autre) : donc, rien n’est extérieur à Dieu, Dieu est pure intériorité sans extériorité, tout est « en » Dieu ou « de » ou « par » ou « avec » Dieu&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il me semble qu&#8217;il y a une ambiguïté ici. Car si l&#8217;extériorité des modes est acquise, comment peut-on ensuite déclarer qu&#8217;elle n&#8217;existe pas ? En fait Spinoza dit bien que les modes sont AUTRES que la substance, mais non qu&#8217;ils lui sont EXTERIEURS. La définition des modes n&#8217;indique aucune extériorité. Le mode d&#8217;existence des modes est radicalement différent de celui de la substance, ce en quoi Spinoza maintient une transcendance du suprasensible; mais il remplace la notion confuse d&#8217;extériorité par celle d&#8217;altérité. Rien n&#8217;est extérieur à Dieu même si les modes sont autres que lui, ne sont pas Dieu. Ni un mode, ni l&#8217;ensemble des modes ne forment la substance.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Lecture des propositions XII à XV du De Deo par lm</title>
		<link>http://spinoza.fr/lecture-des-propositions-xii-a-xv-du-de-deo/comment-page-1/#comment-69</link>
		<dc:creator>lm</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 19:59:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://spinoza.fr/?p=182#comment-69</guid>
		<description>P12 toujours

Pour Descartes, l&#039;attribut d&#039;une substance est unique et il existe plusieurs substances; pour Spinoza une substance a nécessairement plusieurs attributs, mais il n&#039;en existe qu&#039;une Unique. En outre, Descartes pouvait utiliser le cogito comme principe pour parvenir l&#039;indivisibilité de la substance pensante. Mais en aucune façon il ne pouvait en conclure à l&#039;indivisibilité de la chose étendue qui, par définition, n&#039;a pas le mode d&#039;existence du cogito. 
Spinoza prend une autre voie que Descartes; il fait l&#039;économie du sujet pensant et vise une démonstration universelle pour TOUTE substance, ce qui le conduira a conclure que l&#039;Etendue AUSSI est indivisible. Mais comment peut il affirmer qu&#039;une substance, n&#039;importe laquelle, est indivisible ? Quels sont ses moyens ?

On se souvient qu&#039;une substance est un objet &quot;indéterminé&quot; et que tout ce qui contredit cette indétermination relève d&#039;un point de vue, d&#039;une relativité qui est la cause de l&#039;illusion pluraliste et aussi de la croyance en une divisibilité du réel (au fond c&#039;est la même chose). Mais suffit il de dénoncer une illusion de l&#039;imagination pour accéder aux choses en soi ?
Non, ce pourquoi Spinoza a besoin d&#039;une théorie des attributs. Le réel &quot;en soi&quot; est complètement indéterminé, certes, mais aussi constitué d&#039;un grand nombre d&#039;attributs, et ces attributs ne sont pas seulement des formes de connaissance, car alors on ne sortirait pas de la relativité précitée et c&#039;est Kant qui aurait raison (l&#039;en soi existe, mais on ne sait pas ce que c&#039;est).
Pensée et Etendue doivent déjà être autre chose que des formes du sujet connaissant pour nous ménager un accès au réel en soi (la substance étant inaccessible directement).
Bref Spinoza présuppose déjà que la pensée est un attribut, une forme de l&#039;en soi; Pensée et Etendue ne sont pas des choses, des objets de perception, d&#039;expérience, ni seulement des conditions de notre expérience des choses, mais des dimensions de l&#039;être en soi. Il reste encore quelque chose à penser de la substance, malgré son indétermination, il reste à penser que son indétermination s&#039;exprime d&#039;une infinité de façons (surtout ne pas limiter ces expressions à un nombre déterminé ce qui nous ferait retomber dans l&#039;illusion imaginative). Donc, selon Spinoza une substance a de nombreux attributs, mais il n&#039;y a pas plusieurs substances. Soit.

Mais alors comment concevoir le rapport d&#039;une substance a ses attributs ? Puis le rapport aux modes qui en dérivent et qu&#039;elle contient ? S&#039;il est vrai qu&#039;une substance ne contient aucune diversité (laquelle est imaginaire ou intellectuelle, toujours phénoménale) comment peut elle comprendre tout le déterminé sans SE déterminer, ni ETRE déterminée ?

D&#039;où deux questions: comment démontrer que toute substance est indivisible si l&#039;on ne dispose d&#039;aucun accès direct (à l&#039;instar du cogito) à la substance ? En dernier ressort on peut se demander si la méthode suivie par Spinoza ne le conduit pas à conférer à l&#039;Etendue la qualité d&quot;indivisibilité qui ne revient qu&#039;à l&#039;esprit, bref à doter les choses de conscience !
Ensuite, on peut demander à Spinoza ce qu&#039;il met à la place de la divsibilité. Car enfin, si l&#039;en soi n&#039;est ni composable ni divisible et qu&#039;il contient tout le déterminé qu&#039;il produit (il contient cela même qu&#039;il produit), sous quelles forme le déterminé est-il DANS la substance ? Problème aïgu qui n&#039;existait pas dans les théologies puisque le créé dans celles-ci étaient bien dérivé de l&#039;Etre originaire mais lui était extérieur (au sens de transcendant). Spinoza tient que le déterminé subsister non seulement PAR mais aussi DANS l&#039;infini. Mais alors d&#039;où surgissent les limitations ? D&#039;un sujet fini ? Mais d&#039;où surgit ce sujet lui-même ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>P12 toujours</p>
<p>Pour Descartes, l&#8217;attribut d&#8217;une substance est unique et il existe plusieurs substances; pour Spinoza une substance a nécessairement plusieurs attributs, mais il n&#8217;en existe qu&#8217;une Unique. En outre, Descartes pouvait utiliser le cogito comme principe pour parvenir l&#8217;indivisibilité de la substance pensante. Mais en aucune façon il ne pouvait en conclure à l&#8217;indivisibilité de la chose étendue qui, par définition, n&#8217;a pas le mode d&#8217;existence du cogito.<br />
Spinoza prend une autre voie que Descartes; il fait l&#8217;économie du sujet pensant et vise une démonstration universelle pour TOUTE substance, ce qui le conduira a conclure que l&#8217;Etendue AUSSI est indivisible. Mais comment peut il affirmer qu&#8217;une substance, n&#8217;importe laquelle, est indivisible ? Quels sont ses moyens ?</p>
<p>On se souvient qu&#8217;une substance est un objet &laquo;&nbsp;indéterminé&nbsp;&raquo; et que tout ce qui contredit cette indétermination relève d&#8217;un point de vue, d&#8217;une relativité qui est la cause de l&#8217;illusion pluraliste et aussi de la croyance en une divisibilité du réel (au fond c&#8217;est la même chose). Mais suffit il de dénoncer une illusion de l&#8217;imagination pour accéder aux choses en soi ?<br />
Non, ce pourquoi Spinoza a besoin d&#8217;une théorie des attributs. Le réel &laquo;&nbsp;en soi&nbsp;&raquo; est complètement indéterminé, certes, mais aussi constitué d&#8217;un grand nombre d&#8217;attributs, et ces attributs ne sont pas seulement des formes de connaissance, car alors on ne sortirait pas de la relativité précitée et c&#8217;est Kant qui aurait raison (l&#8217;en soi existe, mais on ne sait pas ce que c&#8217;est).<br />
Pensée et Etendue doivent déjà être autre chose que des formes du sujet connaissant pour nous ménager un accès au réel en soi (la substance étant inaccessible directement).<br />
Bref Spinoza présuppose déjà que la pensée est un attribut, une forme de l&#8217;en soi; Pensée et Etendue ne sont pas des choses, des objets de perception, d&#8217;expérience, ni seulement des conditions de notre expérience des choses, mais des dimensions de l&#8217;être en soi. Il reste encore quelque chose à penser de la substance, malgré son indétermination, il reste à penser que son indétermination s&#8217;exprime d&#8217;une infinité de façons (surtout ne pas limiter ces expressions à un nombre déterminé ce qui nous ferait retomber dans l&#8217;illusion imaginative). Donc, selon Spinoza une substance a de nombreux attributs, mais il n&#8217;y a pas plusieurs substances. Soit.</p>
<p>Mais alors comment concevoir le rapport d&#8217;une substance a ses attributs ? Puis le rapport aux modes qui en dérivent et qu&#8217;elle contient ? S&#8217;il est vrai qu&#8217;une substance ne contient aucune diversité (laquelle est imaginaire ou intellectuelle, toujours phénoménale) comment peut elle comprendre tout le déterminé sans SE déterminer, ni ETRE déterminée ?</p>
<p>D&#8217;où deux questions: comment démontrer que toute substance est indivisible si l&#8217;on ne dispose d&#8217;aucun accès direct (à l&#8217;instar du cogito) à la substance ? En dernier ressort on peut se demander si la méthode suivie par Spinoza ne le conduit pas à conférer à l&#8217;Etendue la qualité d&nbsp;&raquo;indivisibilité qui ne revient qu&#8217;à l&#8217;esprit, bref à doter les choses de conscience !<br />
Ensuite, on peut demander à Spinoza ce qu&#8217;il met à la place de la divsibilité. Car enfin, si l&#8217;en soi n&#8217;est ni composable ni divisible et qu&#8217;il contient tout le déterminé qu&#8217;il produit (il contient cela même qu&#8217;il produit), sous quelles forme le déterminé est-il DANS la substance ? Problème aïgu qui n&#8217;existait pas dans les théologies puisque le créé dans celles-ci étaient bien dérivé de l&#8217;Etre originaire mais lui était extérieur (au sens de transcendant). Spinoza tient que le déterminé subsister non seulement PAR mais aussi DANS l&#8217;infini. Mais alors d&#8217;où surgissent les limitations ? D&#8217;un sujet fini ? Mais d&#8217;où surgit ce sujet lui-même ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

